Rencontre avec Marie Redonnet pour « Trio dans un monde égaré » aux éditions du Tripode

Mercredi 21 février à 19h30

Trio pour un monde égaréNous avions découvert Marie Redonnet l’année dernière avec la publication d’ « Héritières » aux éditions du Tripode, réédition en un seul volume de ses trois premiers romans : Splendid Hotel, Rose Mélie Rose et Forever Valley parus aux éditions de Minuit au milieu des années 80. On y découvrait trois femmes d’une résistance incroyable, en quête d’identité face à la violence du monde, ainsi que l’écriture 
singulière de Marie Redonnet aiguisée comme un scalpel. Pour compléter notre heureuse découverte nous avons pu lire « La femme au colt 45 » publié l’année d’avant ce qui nous a permis de retrouver une femme qui, pour rester libre, doit fuir munie de son arme et toujours cette écriture épurée qui nous avait tant plu. C’est avec un enthousiasme certain que nous recevrons
Marie Redonnet pour nous parler de « Trio pour un monde égaré », son nouveau roman.

Dans ce dernier livre, les thèmes qui jalonnent l’œuvre de Marie Redonnet sont bien Marie Redonnetprésents : les frontières, l’exil, les guerres, l’identité menacée, les dérives totalitaires et la résistance coûte que coûte des individus face à ces dérives pour leur liberté. Le roman croise le récit de deux hommes et une femme (Willy Chow, Douglas Marenko et Tate Combo) qui ont dû changer d’identité et fuir pour survivre mais dont la liberté n’est toujours pas garantie dans ce monde égaré. Les lieux sont décrits avec précision sans que l’on puisse les situer géographiquement, il en va de même pour la datation de ces histoires, tant l’universalité et l’intemporalité de la condition de réfugié et de la résistance aux menaces visant les libertés humaines sont toujours présentes.

Le roman est publié accompagné d’un texte intitulé « Un parcours » dans lequel Marie Redonnet retrace son itinéraire, de son désir d’écriture aux genres qu’elle a pratiqués (romans, poésie, théâtre…), en passant par la mise en lumière médiatique ou la reconnaissance des lecteurs. Mais surtout son envie d’écrire toujours présente, de mieux faire connaître son œuvre et faire entendre sa voix dans la société française. C’est aussi pour ce « parcours » que nous l’avons invitée.

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Rencontre avec Aurélien Delsaux pour « Sangliers » aux éditions Albin Michel

Lundi 20 novembre à 19h30

Rencontre organisée avec l’ENSSIB et l’ARALD

En 2014, le premier roman dAurélien Delsaux, « Madame Diogène », s’emparait d’une maladie fort mystérieuse et peu connue, le syndrome de Diogène. Construit en huis clos et se déroulant sur une seule journée, ce texte avait quelque chose de théâtral mais surtout une absolue maîtrise du sujet comme du traitement littéraire. Pas étonnant de découvrir au printemps dernier des affiches et flyers annonçant « Madame Diogène » au théâtre. L’auteur – qui est aussi metteur en scène – avait adapté son propre texte… Alertés par les qualités et l’originalité du premier roman, nous avons attendu le deuxième avec une certaine curiosité. « Sangliers » paru en août dernier confirme ce jeune talent de façon assez spectaculaire et amplifie la voix nouvelle et singulière que porte Aurélien Delsaux dans la littérature contemporaine.

Changement de décor. Cette fois, nous sommes entre Rhône et Alpes, une campagne isèroise où vivent une communauté d’habitants très isolés et délaissés par le pouvoir dans une économie largement mondialisée. Si les liens, en apparence, tiennent malgré les ambitions et les aspirations de chacun, entre la culture de la ruralité profonde et celle du péri-urbain, le drame sourd jusqu’à éclater. Dans un foisonnement de personnages, Aurélien Delsaux tente de comprendre comment, dans des coins de France oubliés, l’absence de lien et la vacuité politique finissent par faire des ravages et nourrissent les extrémismes. Il signe un deuxième roman résolument politique, engagé, en interrogeant les invisibles et le surgissement des monstres.

Rencontre avec Brigitte Giraud pour « Un loup pour l’homme » aux éditions Flammarion

Mercredi 18 octobre à 19h30


Un loup pour l'hommeC’est une rentrée importante pour Brigitte Giraud, auteure lyonnaise, qui publie un roman en quête de l’histoire de ses parents et de sa propre naissance. En cette nouvelle rentrée littéraire, nombre de romans traitent de la guerre d’Algérie et tentent de livrer par la fiction ce que l’Histoire « officielle » nous refuse depuis longtemps. Si chaque auteur opte pour un prisme singulier, celui de Brigitte Giraud est en lien direct avec sa biographie. Vingt ans après la parution de son premier roman, elle avoue être devenue écrivain pour écrire ce livre-là. Sauf qu’il fallait tout ce temps pour approfondir le sujet quand, dans bon nombre de familles, la question des « événements d’Algérie » est évoquée en deux phrases, toujours les mêmes , alors que sa propre carte d’identité porte la mention « née à Sidi-bel-Abbès Algérie ».

A travers l’histoire d’Antoine, jeune appelé dont l’épouse Lila est enceinte et qui, intuitivement, brigittegirauddemande une formation d’infirmier pour ne pas avoir à manier les armes, Brigitte Giraud explore à la fois le mécanisme de la soumission, le silence sourd de cette guerre sans nom et l’implication sans fond dans le traumatisme. Elle explore magnifiquement tous les paradoxes auxquels sont confrontés ces jeunes gens, qui vivent malgré tout dans une forme d’insouciance et de militantisme non revendiqué. L’année 1960 qui marque une véritable bascule vers la violence les amène à une prise de conscience du danger, de l’accélération de l’Histoire à laquelle ils participent sans totalement la comprendre. La traversée de ce texte nous fait toucher du doigt les conséquences de cette guerre sur notre monde d’aujourd’hui mais nous livre en même temps un portrait d’époque qui ne manque ni de courage, ni d’empathie, ni d’amour.

Emma la clown lit le bottin « botanique »

Mercredi 27 septembre à 20h00

À la sortie d’une résidence d’écriture au Domaine de La Roche Jagu il y a environ huit ans, Emma la clown revisitait la botanique à sa manière et créait avec la complicité d’Éric Woljung un jeu de 32 cartes postales qui la mettait en scène au milieu de différentes espèces d’arbres et arbustes. Au dos de chaque carte, elle donnait une interprétation très personnelle de ces espèces allant du chêne à la ronce, de l’if au châtaignier et de l’éolienne au poteau télégraphique ! Au printemps 2017, Emma a eu l’idée de reprendre ce travail et de le transformer en spectacle.

Voilà pourquoi on pourra dire dorénavant quEmma la clown peut lire le bottin « botanique » sans que ce soit ennuyeux… Après avoir proposé l’année dernière une petite forme dans la librairie (Emma en Afghanistan), elle revient nous enchanter d’un autre voyage poétique dont elle a le secret ! Il s’agit d’une quasi-exclusivité transformant la librairie le temps d’une soirée en laboratoire de création.

Tarif : 10,00 € (nombre de places limité)

Réservation indispensable au 04 37 70 41 62

ou contact@lavoieauxchapitres.fr

LE SITE D’EMMA

Emma sera au Théâtre de Vénissieux le vendredi 29 avec Gérard Morel qui l’accompagne

Lecture musicale de « L’enfant qui » par Jeanne Benameur accompagnée par Benjamin Duboc

Jeudi 14 septembre à 19h30

« L’Enfant qui », publié en mai dernier, tient plus du conte ou du poème que du roman. C’est un texte intime, profond qui contient une part de mythe donc d’universel. Un texte d’abord insaisissable tout comme sa figure centrale : la mère, dont la disparition vient questionner le fondement de l’enfant qu’elle a mis au monde de manière sensationnelle et spirituelle. À travers sa quête solitaire, l’enfant recherche des sensations primaires et suit la rivière pour tracer son chemin, se construire en langage et en imaginaire. Adossé à l’absence, il s’élèvera jusqu’à « la maison de l’a-pic » pour se maintenir en équilibre au bord du royaume du doute et du champs infini des possibles.

Jeanne Benameur a porté ce texte longtemps avant de lui trouver une forme -si ce n’est définitive- en tous cas arrêtée. Mais comme toutes les fables du monde, L’Enfant qui est un poème en mouvement, c’est pourquoi son auteure privilégie une proposition de lecture plutôt que de rencontre. Benjamin Duboc vient habiller de sa contrebasse cette proposition.