Archive pour septembre 2013

Rencontre avec Lionel Salaün

Jeudi 03 octobre à 19h30

Bel-AirOn le dit souvent en littérature, l’étape du second roman est un moment crucial dans la vie d’un auteur mais aussi dans la vie des librairies qui l’ont soutenu. Le retour de Jim Lamar, sorti il y a trois ans, avait été remarqué non seulement par le public mais avait été distingué par plusieurs prix (douze en tout). Avec Bel-Air, Lionel Salaün a franchi cette étape haut-la-main.  Il nous livre un roman à la fois familier et surprenant, familier de par les thèmes qu’il développe, surprenant par la vivacité de son écriture, l’originalité de sa composition.

Cette fois, c’est dans une cité ouvrière de la fin des années 50 qu’il a choisi de placer son intrigue. Une amitié qui paraissait indestructible va brutalement se briser sur le contexte sociologique et historique qu’elle traverse. Tout comme pour Jim Lamar, Lionel Salaün nous parle de loyauté et de blessures. En revanche, la subtilité dans le choix et la description des personnages secondaires rend cette histoire incroyablement vivante, et propulse la toile de fond comme la clé de voute de l’intrigue.

Avec Bel-Air, Lionel Salaün compose un roman qui va bien au-delà des apparences. Il saisit le lecteur par surprise en mettant à nouveau en perspective le trouble et les tabous d’une époque.

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Rencontre avec Lucien Suel et Fabrice Caravaca

Jeudi 19 septembre à 19h30

Lucien SuelLucien Suel est ordinairement poète, romancier et traducteur originaire des Flandres. Après avoir édité la revue « The Starscrewer » consacrée à la poésie de la Beat Generation, il crée « La moue de veau », puis anime la Station Underground d’Emerveillement Littéraire (S.U.E.L.). Ses œuvres imprimées comme ses prestations scéniques couvrent un large registre, allant de coulées verbales beat à l’expérimentation de formes arithmogrammatiques (poèmes composés de lignes à nombre de caractères typographiques égal, croissant, ou décroissant), du collage et du caviardage (poèmes express) à la performance.

Nous l’avions rencontré il y a plus de trois ans à l’occasion de la publication de « la patience de Mauricette » (ed. La Table Ronde) qui était le fruit de plusieurs mois passés en résidence d’écriture à l’hôpital psychiatrique de l’Armentières. Cette (très belle) soirée avait été l’occasion d’entrevoir la palette de talents de ce personnage hors normes mais nous n’avions pas eu le temps de nous attarder sur sa création poétique.

C’est donc chose faite, trois ans après, grâce notamment à la proposition de l’un de ses éditeurs, Fabrice Caravaca, fondateur des éditions Dernier Télégramme.