Archive pour novembre 2013

Exposition et rencontre avec Blaise Volckaert et Antoine Beauchamp

Vendredi 06 décembre à 19h30

gueules de torerosEn juillet 2010, nous avions déjà assisté au coup d’essai éditorial de Blaise Vockaert et Antoine Beauchamp. Regards taurins (aux éditions Atlantica) signait en effet leur rencontre et la complémentarité de leur passion pour la corrida. L’un photographe, l’autre chroniqueur et poète, ils livrent un travail tellement ciselé dans les mots et dans l’image qu’ils rendent sensible cet art complexe et bien souvent controversé. Aujourd’hui, avec Gueules de Toreros, cet univers s’enrichi des textes de Jacques Durand et de Denis Podalydès
Édité entièrement en noir et blanc, en français et en espagnol, le livre met en lumière un travail photographique de premier plan composé d’une galerie de portraits rendant hommage à ces gueules et au mystère qu’elles ne cessent d’épaissir. Aussi, Denis Podalydès s’exprime-t-il ainsi dans sa magnifique préface : « Tout torero s’est un jour mis devant les cornes et a joué sa vie. Comment cela se peut-il ? (…) Cela mérite à chaque fois qu’on s’y arrête, qu’on pèse ses mots, qu’on ajuste son regard. Jacques Durand sait, et Blaise Volckaert le sait aussi, qu’il y a une dignité particulière du torero. N’importe quel torero porte une énigme au-delà de son histoire, serait-ce la plus modeste. »

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Philippe Forcioli lit « Album » de Marie-Hélène Lafon et « Jeanne d’Arc » de Joseph Delteil

Jeudi 21 novembre à 19h30

Album LafonPour sa seconde proposition de « soirée-lecture » à la librairie, Philippe Forcioli a choisi l’univers terrien et poétique de Marie-Hélène Lafon. C’est avec « Album » un abécédaire paru aux éditions Buchet Chastel, qu’il a décidé de nous faire entrer dans l’essence de ce monde rural, de ce pays constitutif. Paru dans cette version en 2012, cet inventaire hétéroclite de 26 proses poétiques constitue ce qu’elle considère elle-même comme le socle de sa littérature, la pièce indispensable de son univers.

Cette poésie profondément terrienne et non dépourvue d’humour n’a rien d’éthéré et témoigne d’un rapport au monde très physique, très organique. Peu d’images, pas de fioritures mais la recherche duJeanne d'Arc mot précis, concis, celui qui sonne mathématiquement juste. Elle élague ainsi toute excroissance, rabote toute rondeur : une mise au carré, un équarrissage au sens propre du terme.

 En lecteur éclairé de Joseph Delteil, Philippe poursuivra par un extrait de la Jeanne d’Arc, roman très contesté et scandaleux paru en 1925.

Rencontre avec Maria Ernestam

Lundi 18 novembre à 19h30

Peigne de CléopâtreC’est un événement tout à fait exceptionnel auquel nous vous convions pour cette soirée. D’abord, en raison de l’emploi du temps de l’auteure, il aura lieu un lundi. La librairie ouvrira pour l’occasion à partir de 14h00. Ensuite, parce que nous accueillerons une auteure suédoise, cette soirée sera donc bilingue et la traduction sera assurée par Asa Karlsson, étudiante à l’Alliance Française de Lyon. Enfin, parce que les deux derniers romans de Maria Ernestam nous ont ravis et que nous sommes fiers de pouvoir la recevoir dans nos murs.

Le peigne de Cléopâtre, c’est le nom d’une entreprise d’aide à la personne que trois amis en plein désarroi professionnel vont décider de monter. Tout se passe pour le mieux lorsqu’une vieille femme vient leur demander de… liquider son époux ! Comment convaincre cette femme tyranisée que le meurtre ne rentre pas dans le panel des services proposés par l’entreprise alors que chacun semble convaincu que ce pourrait être la meilleure solution pour tout le monde ? Cette situation peu courante va mener Mari, Anna et Frederik, chacun de leur côté, à une véritable introspection personnelle. Maria Ernestam nous balade de surprises en dénouements inattendus et donne des allures de roman policier à une belle histoire d’amitié. Comme pour les Oreilles de Buster, ses personnages sont denses, beaux, loin du monochrome et nous semblent incroyablement proches.