Rencontre avec Jeanne Benameur pour « Otages intimes » aux éditions Actes sud

Mercredi 09 septembre à 19h30

Otages IntimesAuteure fidèle aux rencontres de la librairie, Jeanne Benameur y fait figure d’exception. Depuis la parution des Insurrections singulières en 2011, elle nous a rendu visite pour chacun de ses romans. Il faut dire que nous n’en finissons pas de redécouvrir ou de faire découvrir ses romans tant ils suscitent discussions, échanges, partages et qu’ils cheminent en nous longtemps après les avoir refermés. Chaque sujet traité nous questionne dans notre intimité et s’insinue en nous très profondément. Jeanne Benameur possède cet art d’une littérature directe qui parle vrai et longtemps, qui touche à l’universel en partant de la réalité la plus simple et la plus quotidienne. « Otages intimes » qui paraît le 20 août prochain ne déroge pas à cet règle.
C’est l’histoire d’Étienne, jeune photographe de guerre d’une trentaine d’années. Par son métier, Étienne veut rendre la parole à ceux qui n’auront pas les moyens ni le temps de témoigner de l’horreur dans les pays à feu et à sang. Seulement, Étienne est pris en otage par un groupuscule qui se sert de lui comme monnaie d’échange. Privé de liberté pendant de longs mois, Étienne est libéré est retourne au pays de son enfance, aux côtés de ses proches. Il n’est pas intimement libre pour autant, une part de lui reste « en otage »… c’est ce lent décloisonnement que Jeanne Benameur va explorer, ce cheminement profond qui sortira – ou pas – Étienne et son entourage de l’impasse.
Comme pour Profanes (2013), Jeanne Benameur adopte un regard kaléidoscopique pour explorer la question centrale de son roman : quelle part de nous est toujours prise en otage ? Tous, nous sentons parfois qu’un territoire en nous reste inexploré, fermé. La traversée de la captivité d’Étienne retentit sur Irène, sa mère ainsi que sur Enzo et Jofranka, ses deux plus proches amis.
Un texte fort qui, nous l’espérons, trouvera un bel écho dans cette nouvelle rentrée littéraire.

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