Rencontre avec Thomas B. Reverdy pour « Il était une ville » aux éditions Flammarion

Jeudi 03 décembre à 19h30

Il était une ville couv.Il y a deux ans, la parution du cinquième roman de Thomas B. Reverdy nous avait alerté sur l’irrésistible ascension d’un écrivain en proie avec un début de XXIè siècle fascinant et effrayant. « Les évaporés » explorait le Japon d’après Fukushima à travers la disparition (volontaire) d’un homme dont la fille (avec l’aide d’un détective poète à ses heures) partait en quête des traces de son existence. « Il était une ville » paru à la rentrée, nous plonge dans une métropole américaine devenue fantôme qui ne cesse depuis quarante ans de s’enfoncer dans une crise économique sans précédent : Detroit.
Thomas B. Reverdy utilise Detroit comme un décor de science-fiction -ce qu’elle est – pour rendre sensible ce phénomène étrange et pourtant contemporain que peut être une ville officiellement déclarée en faillite, désertée de plus de la moitié de ses habitants et qui tombe en lambeaux. Elle sert alors une intrigue à la croisée d’une demi douzaine de personnages, témoins et victimes d’une impasse : celle de ne plus avoir d’horizon. Tout comme son précédent roman, « Il était une ville » vous happe et vous embarque par une apparente simplicité, puis révèle les contrastes entre ce que fut cette ville et laThomas B. Reverdy violence de sa chute.
Thomas B. Reverdy est finaliste du Prix Goncourt des Lycéens qui sera remis le 1er décembre. Le prix Joseph Kessel dont il fut le lauréat pour « Les évaporés » au Festival Etonnants Voyageurs lui va remarquablement bien.

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