Rencontre avec Nicolas Cavaillès pour « Les huit enfants Schumann » aux éditions du Sonneur

Jeudi 17 novembre à 19h30


les-huit-enfants-schumannIl y eut d’abord «
 Vie de Monsieur Leguat » (Prix Goncourt de la nouvelle en 2014) qui nous fit découvrir un écrivain concis, précis et salué pour avoir su conter en 70 pages, la vie d’exil d’un gentilhomme huguenot après la révocation de l’édit de Nantes. Cette vie d’aventures et d’infortunes témoignait, sous la plume de Cavaillès, d’une grande spiritualité, de mondes inexplorés et d’une grande violence humaine. Puis il y eut « Pourquoi le saut des baleines ?» (Prix Gens de mer 2015), petit traité naturaliste, ludique et passionnant qui s’évertuait à trouver des réponses à un mystère jamais élucidé. Une enquête fascinante aux confins de l’entendement et une formidable contemplation du vivant.

« Les huit enfants Schumann » sorti en mars dernier n’échappe pas ànicolas-cavailles la forme brève dans laquelle, finalement, Nicolas Cavaillès excelle. Presqu’autant de chapitres que de personnages, huit destins singuliers et douloureux sur lesquels plane l’ombre indéfectible des célèbres parents, et, d’une certaine façon la figure d’un absolu artistique. A travers ses portraits réalisés méticuleusement et consacrant à chacun la même égalité de traitement, Nicolas Cavaillès s’interroge sur le prix à payer d’un tel génie et dépeint scrupuleusement le monde et le milieu musical du XIXème siècle. Nicolas Cavaillès est un homme de lettres – en attestent ses travaux sur Cioran -, c’est aussi un romancier érudit et sensible, passeur de savoir et de passion.

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