Archive pour mai 2017

Rencontre avec Pierre Causse et Jacques Brémond

Jeudi 18 mai à 19h30

Jacques Brémond est un éditeur-typographe qui publie de la poésie contemporaine depuis 1975. Grand amateur textes, il s’attache à confectionner de beaux objets-livres dans le choix des maquettes, des papiers, des couvertures uniques et réalise des livres d’artistes. Influencé par le travail de Robert Morel, son catalogue compte des auteurs importants comme Thierry Metz, Charles Juliet, Mickaël Gluck ou Albane Gellé. En 2012, il publie le premier livre de poèmes de Pierre Causse qui obtient le prix Léo Ferré. Son auteur a alors 22 ans.

« Funambule mais le fil est barbelé » est une tentative d’équilibre entre l’envol et la chute et essaie de faire « tanguer les mots ». Plus familier avec le théâtre, Pierre Causse est aujourd’hui doctorant en Arts de la scène. Passionné par les grands auteurs, il croit en une poésie orale, en la voi(x)e entre l’auteur et l’auditeur. Il nous proposera une lecture de quelques uns de ses textes mais aussi d’autres auteurs du catalogue des éditions Brémond. Nous avions envie de les inviter ensemble, de découvrir à travers leur rencontre un parcours singulier de 40 ans d’édition qui ne cesse d’accompagner de nouvelles voix de la poésie d’aujourd’hui.

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Rencontre avec Antoine Choplin pour son roman « Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar »

Mercredi 10 mai à 19h30


Les « quelques jours » dont il est question dans le dernier roman d’Antoine Choplin s’égrainent sur une dizaine d’années en racontant les moments clé d’une histoire d’amitié et d’engagement. Il s’agit de la rencontre entre un cheminot d’une petite ville de Tchécoslovaquie, timide, passionné de nature et de photographie et le dramaturge, dissident au régime communiste qui devint Président de la République Tchécoslovaque en 1989, Vaclav Havel. C’est à l’issue d’une représentation théâtrale chahutée par les ouvriers de Trutnov que les deux hommes vont se parler pour la première fois. Cinq ans plus tard, alors que Havel tente de se faire oublier de la police pragoise en travaillant dans une brasserie, ils se retrouvent et se reconnaissent…

Avec, entre autres, Radeau, Le Héron de Guernica et le magnifique Une Forêt d’arbres creux (son avant dernier roman), Antoine Choplin nous a appris à regarder l’Histoire par le petit bout de la lorgnette. Si Vaclav Havel est évidemment une figure majeure de l’histoire de la Tchécoslovaquie, c’est par la sensibilité de Tomas Kusar, par sa compréhension du personnage de Havel, par sa prise de conscience politique et finalement par sa décision participer au combat que nous traversons le roman. Et l’art du romancier est de nous faire ressentir les bouleversements successifs des consciences humaines qui mèneront au grand bouleversement politique d’un pays. Antoine Choplin n’a pas d’égal pour raconter ce genre d’histoires, il le fait avec sensibilité, précision et un sens de l’ellipse comme de l’image qui marquent à tous les coups. Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar allie encore une fois le plaisir de la lecture et l’enrichissement de la mémoire.