Rencontre avec Aurélien Delsaux pour « Sangliers » aux éditions Albin Michel

Lundi 20 novembre à 19h30

Rencontre organisée avec l’ENSSIB et l’ARALD

En 2014, le premier roman dAurélien Delsaux, « Madame Diogène », s’emparait d’une maladie fort mystérieuse et peu connue, le syndrome de Diogène. Construit en huis clos et se déroulant sur une seule journée, ce texte avait quelque chose de théâtral mais surtout une absolue maîtrise du sujet comme du traitement littéraire. Pas étonnant de découvrir au printemps dernier des affiches et flyers annonçant « Madame Diogène » au théâtre. L’auteur – qui est aussi metteur en scène – avait adapté son propre texte… Alertés par les qualités et l’originalité du premier roman, nous avons attendu le deuxième avec une certaine curiosité. « Sangliers » paru en août dernier confirme ce jeune talent de façon assez spectaculaire et amplifie la voix nouvelle et singulière que porte Aurélien Delsaux dans la littérature contemporaine.

Changement de décor. Cette fois, nous sommes entre Rhône et Alpes, une campagne isèroise où vivent une communauté d’habitants très isolés et délaissés par le pouvoir dans une économie largement mondialisée. Si les liens, en apparence, tiennent malgré les ambitions et les aspirations de chacun, entre la culture de la ruralité profonde et celle du péri-urbain, le drame sourd jusqu’à éclater. Dans un foisonnement de personnages, Aurélien Delsaux tente de comprendre comment, dans des coins de France oubliés, l’absence de lien et la vacuité politique finissent par faire des ravages et nourrissent les extrémismes. Il signe un deuxième roman résolument politique, engagé, en interrogeant les invisibles et le surgissement des monstres.

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