Archive pour septembre 2018

Rencontre avec Maïssa Bey pour son roman « Nulle autre voix » aux éditions de Aube

Jeudi 04 octobre à 19h30

Nulle autre voixLa voix de Maïssa Bey s’est fait entendre il y a maintenant plus de vingt ans. A la fois douce mais engagée, elle explore les chemins de la transgression et de l’insubordination. Devenue incontournable dans le paysage littéraire algérien, elle dévoile à chaque nouveau roman un aspect des violences sourdes que subissent les femmes dans la société. « Rupture du silence imposé, désir de se défaire du poids d’une identité elle aussi imposée par toutes sortes de contraintes morales et religieuses, car cela est étroitement imbriqué chez nous » , explique-t-elle.

Trois ans après « Hizya » qui racontait l’enquête d’une jeune femme à chercher Maïssa Bey2la part de compromission dans les histoires d’amour des femmes de son entourage, c’est maintenant une meurtrière, qui, recluse et résignée après quinze années de prison, prend la parole dans «Nulle autre voix ». Revenue dans l’appartement où se sont déroulés « les faits », elle est approchée par une jeune femme, écrivaine qui s’intéresse aux destins des femmes meurtrières. Tout un jeu, mélangeant la défiance et la confidence, se construit alors entre elles. Mais c’est aussi toute la finesse et la nuance d’écriture de Maïssa Bey qui vient servir une nouvelle fois le roman. Nul doute que cette voix singulière et déterminée s’impose, depuis « Cette fille-là » et « Entendez-vous dans les montagnes ? » comme une immense caisse de résonance de la condition féminine.

 

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Ateliers et dédicace avec Marine Rivoal

Après « Trois petits pois » et « Cui cui« , deux albums également parus aux éditions du Rouergue, c’est au tour de « à moi » de sortir prendre l’air sur les tables des libraires. Pour fêter cette sortie, nous avons le plaisir d’inviter son autrice pleine de malice Marine Rivoal.« à moi » c’est l’histoire d’un ours qui s’impose comme le roi de la banquise, mais la glace fond et l’océan monte, qui pourrait lui voler la vedette si ça continue comme ça?…
Marine Rivoal est une formidable exploratrice de techniques, elle s’illustre particulièrement dans la gravure et ses nombreux dérivés. Nous vous proposons donc deux ateliers distincts, deux techniques, pour deux tranches d’age.

10h-11h: « Sous l’océan »: Pour les petits à partir de 4 ans, création et impression d’un monotype avec les pieds pour imaginer ce qui se passe dans le grand bleu…

11h30-12h30:« Sur la banquise »: pour les enfants à partir de 6 ans, création et impression d’un monotype avec du papier cuisson pour imaginer le roi de la banquise…

12h30-13h30: Séance de dédicace avec les mains, les yeux et le cœur.

RESERVATION OBLIGATOIRE POUR LES ATELIERS UNIQUEMENT PAR TELEPHONE : 04 37 70 41 62

 

Rencontre avec Jérôme Ferrari pour son roman « À son image » aux éditions Actes Sud

Samedi 15 septembre à 19h30 (dédicace à partir de 18h00)

À l’aube de la deuxième année d’existence de la librairie, en 2010, Jérôme Ferrari fit une entrée fracassante dans le cercle des auteurs français pour lesquels nous avons une attention particulière. « Où j’ai laissé mon âme », son sixième roman, est resté pour nous un texte phare, indélébile dans lequel l’auteur révélait sa puissance d’écriture tout en créant – à la suite de Laurent Mauvignier l’année d’avant – un imaginaire littéraire autour des blessures secrètes de la guerre d’Algérie. Depuis, Jérôme Ferrari a été couronné par le Prix Goncourt, est allé enseigner la philosophie au Moyen-Orient, a rédigé une chronique hebdomadaire dans le journal La Croix après les attentas de Charlie Hebdo et publié trois autres romans. C’est dans un esprit toujours empreint de questionnement profond et philosophique sur le monde qu’il sort en cette rentrée « À son image », un roman clair et complexe comme il sait si bien les écrire et qui nous font si bien réfléchir.

Roman construit en requiem pour une photo-reporter corse, morte accidentellement, « À son image » revisite un parcours de passion, de combat et d’affranchissement. Mais il aborde également un paradoxe qui traverse l’histoire de la photographie de reportage en interrogeant sa puissance d’aveuglement et ses relations avec le politique. Car, une fois de plus, le contexte dans lequel Antonia évolue puis s’échappe est celui si particulier de la Corse, berceau de Jérôme Ferrari, dont la situation politique n’est pas à un paradoxe près. À bien des égards, on retrouve dans « À son image » tous les thèmes chers à Ferrari et encore une fois, cette plume somptueuse et subjuguante.