Archive pour octobre 2018

Rencontre avec Ingrid Thobois pour « Miss Sarajevo » aux éditions Buchet-Chastel

Jeudi 18 octobre à 19h30

Miss SarajevoParmi les belles surprises des jeunes auteur(e)s de la rentrée littéraire, nous saluons unanimement le roman d’Ingrid Thobois « Miss Sarajevo ». Texte riche et maîtrisé sans lyrisme de façade, ce roman nous happe littéralement dès le premier chapitre et ne cesse de nous faire lever le nez tant il explore avec justesse certains mystères de la vie et de la renaissance. Dans un Paris-Rouen, nous abordons Joaquim Sirvins, 44 ans, alors qu’il va, à contre cœur, régler la succession de son père, dernier parent qu’il lui reste. Quelques drames et beaucoup de secrets ont jalonné la trajectoire de cette famille bourgeoise, ce qui l’a mené vingt ans auparavant à s’éloigner et rompre avec ces fardeaux trop lourds.Miss Sarajevo

Les allers- retours entre Rouen et Sarajevo vont alors s’alterner dans le fil du roman et dans la mémoire de Joaquim qui, devenu reporter de guerre, a trouvé dans le chaos des actes de résistance dans les moindres recoins du quotidien. Un défilé de mode qui donne le titre du livre et qui a effectivement eu lieu en plein siège, en est le symbole. On connaît Ingrid Thobois pour ses romans et ses albums pour le jeune public. Mais, discrètement et sûrement, elle publie régulièrement pour les adultes et fut déjà remarquée pour son très bref « Plancher de Jeannot » aux mêmes éditions. « Miss Sarajevo » est un texte ample, fouillé, intime qui révèle une plume extrêmement travaillée. C’est aussi un roman sur la détermination, la renaissance et la liberté. C’est pour toutes ces qualités et la certitude de découvrir une personnalité peu banale que nous avons désiré l’inviter.

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Dédicace et Rencontre avec Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil

Vendredi 26 octobre à partir de 17h30

« 

Ami,

Souviens-toi

Des hivers passés

Jamais des tyrans

Rien ne fut donné

Engage-toi !

 » 

Il était une fois un royaume et son peuple en souffrance, une princesse déterminée, de preux chevaliers et de grandes idées. Dans cette somptueuse épopée médiévale, la légende devient politique et nous entraîne dans une quête mystérieuse, celle d’un âge d’or possible et avéré qui pourrait bien illuminer l’avenir.

Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil nous font l’honneur de leur flamboyante présence à la librairie pour célébrer le premier volet de ce dyptique à la puissance enchanteresse. Nous vous proposons une séance de dédicace à partir de 17h30, suivie d’une rencontre à 19h30, pour partager un peu plus le festin de la vie.

Rencontre avec Alfons Cervera pour « Un autre monde » aux éditions La Contre-Allée

Vendredi 05 octobre à 19h30

Une mémoire familiale qui exhume une mémoire collective, et c’est toute l’histoire de l’Espagne qui refait surface à travers « Ces vies-là » (note de l’éditeur)

Un autre monde« Un autre monde » poursuit le cycle romanesque que l’auteur dédie à la mémoire des vaincus en Espagne par le biais de l’histoire de sa famille. En s’adressant au fantôme de son père, il livre le regard d’un fils qui a dû se construire face au silence d’un père républicain, auteur d’actes de résistance, restés mystérieux. Alfons Cervera décide au milieu des années 90 de se consacrer à la mémoire de la guerre et de l’après-guerre civiles espagnoles. Ses textes évoquent les années grises du franquisme jusqu’au années 50, une époque marquée par la culpabilité, la peur, l’oubli. Parallèlement à cette tentative de récupération de la mémoire collective, il s’attache à retrouver les mémoires individuelles qui la constituent en même temps qu’il scrute les faille de la Alfons Cervertransition démocratique espagnole. D’où la parution de romans intimistes, proches de l’autobiographie, comme « Ces vies-là« , « Tant de larmes ont coulé depuis« , ou le dernier en date « Un autre monde« . Alfons Cervera s’adresse frontalement au fantôme de son père, décédé vingt ans auparavant, et dont le mutisme tout au long de sa vie interroge. Il ne parlait pas de son travail, ni des raisons de l’errance familiale de village en village, ni de ses talents reconnus pour le théâtre, ni de cet épisode de résistance, que le hasard mais aussi la ténacité permettront à l’auteur-narrateur de découvrir. En convoquant au fil des pages Faulkner, Lampedusa, Dostoïevski, Kafka et maints autres, « Un autre monde » devient moins une lettre au père qu’un roman sur le silence

Rencontre réalisée avec la complicité de Georges Tyras, traducteur et de l’ENS Lyon.