Archive for the 'Rencontres' Category

Rencontre avec Tanguy Viel

Mercredi 05 avril à 19h30


Tanguy Viel
ne se considère pas comme le maître du suspense mais joue avec le genre dans la plupart de ses romans. En voici un nouvel exemple avec « Article 353 du code pénal » qu’il compose cette fois-ci en huis clos, en face à face entre un juge et un homme ordinaire qui, suite à une arnaque immobilière, vient de tout perdre et n’a trouvé d’autre issue que de faire justice lui-même. Nous sommes en Bretagne dans les années 90. L’annonce – et l’aveu – du crime n’est évidemment qu’un prétexte à décortiquer le processus manipulateur qui a projeté Martial Kermeur dans une sombre relation avec un promoteur immobilier véreux.

Ce qui frappe avec l’œuvre de Tanguy Viel, c’est qu’il fait preuve dans chacun de ses romans d’une grande
maîtrise et d’une étonnante malice
. Dans un style bien à lui qui fait référence sans imiter, ce dernier roman campe une atmosphère provinciale à la Simenon. Mais « Article 353 du code pénal », soulève des sujets intimes et complexes dans le rapport à l’estime, au dénuement, à l’altérité mais aussi à la perversité, la manipulation et leurs dommages collatéraux. En résulte une lecture en mode majeur qui allie le plaisir de l’intrigue policière avec celui du voyage intérieur.

31ème Fête du Livre de Bron

Les 10, 11 & 12 mars 2017

 

 

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– Ben, on y va !

 

 

Comme chaque année, mettez bombes et cravaches, si le cœur vous en dit, c’est le moment d’écouter et d’échanger avec une pléiade d’auteurs, d’illustrateurs, d’éditeurs, d’artistes…

Pour petits et grands, le programme est fort alléchant ! vous pouvez le consulter ici, ou venir le chercher à la librairie!

Rencontre avec Cécile Coulon pour « Trois saisons d’orage » aux éditions Viviane Hamy

Mardi 07 mars à 19h30

trois-saisons-dorageAvec un talent qui ne cesse de se confirmer, Cécile Coulon, que nous avions accueillie à la parution de son deuxième roman, s’attache avec « Trois saisons d’orage » à un univers à la fois rural et ouvrier, à la réputation mauvaise. Pourtant, un jeune médecin lyonnais qui a assisté, impuissant, à la mort d’un enfant, décide de s’y installer et de se mettre au service d’une population malmenée par ses conditions de vie et de travail. L’arrivée de ce médecin va profondément changer le regard que chacun porte sur « Les Trois-Gueules ». Pourtant l’histoire de ce pays va rattraper et marquer le destin des générations suivantes…

« Trois saisons d’orage » contient les ingrédients d’une fable antique. Il y a les lieux et les personnages certes, coulon
qui n’échappent pas à une certaine fatalité. Mais il y a aussi les forces de la nature, celles qui cantonnent ou contraignent, qui vous emmènent malgré vous jusqu’à l’issue inéluctable. On a l’impression que l’auteure s’est laissé conter ces légendes par les villageois eux-mêmes, s’inspirant de ces existences pour inventer ses personnages et créer un roman inattendu, d’une violence sourde et fortement attachant.

Lecture de « Fragmentation d’un lieu commun » par la Cie Drôle d’équipage

Jeudi 12 janvier à 19h30

flyer-fragmentationIl y a un an, la compagnie Drôle d’équipage créait au Théâtre de Givors une adaptation théâtrale
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du livre de Jane Sautière « Fragmentation d’un lieu commun » (ed. Verticales), récit fragmentaire de son expérience d’éducatrice pénitentiaire. Ce spectacle sobre et fidèle au texte de départ en a bouleversé plus d’un à commencer par l’auteure elle-même et sera repris au théâtre de Caluire, le Radiant-Bellevue, le lundi 30 janvier à 20h30 pour une représentation. C’est pour vous faire goûter à ce texte et à ce spectacle, et aussi parce que la librairie n’a pas été pour rien dans cette aventure, que la comédienne Caterina Riboud, fera une lecture extraite du spectacle qui sera suivi d’une rencontre avec la compagnie.

Rencontre avec Nicolas Cavaillès pour « Les huit enfants Schumann » aux éditions du Sonneur

Jeudi 17 novembre à 19h30


les-huit-enfants-schumannIl y eut d’abord «
 Vie de Monsieur Leguat » (Prix Goncourt de la nouvelle en 2014) qui nous fit découvrir un écrivain concis, précis et salué pour avoir su conter en 70 pages, la vie d’exil d’un gentilhomme huguenot après la révocation de l’édit de Nantes. Cette vie d’aventures et d’infortunes témoignait, sous la plume de Cavaillès, d’une grande spiritualité, de mondes inexplorés et d’une grande violence humaine. Puis il y eut « Pourquoi le saut des baleines ?» (Prix Gens de mer 2015), petit traité naturaliste, ludique et passionnant qui s’évertuait à trouver des réponses à un mystère jamais élucidé. Une enquête fascinante aux confins de l’entendement et une formidable contemplation du vivant.

« Les huit enfants Schumann » sorti en mars dernier n’échappe pas ànicolas-cavailles la forme brève dans laquelle, finalement, Nicolas Cavaillès excelle. Presqu’autant de chapitres que de personnages, huit destins singuliers et douloureux sur lesquels plane l’ombre indéfectible des célèbres parents, et, d’une certaine façon la figure d’un absolu artistique. A travers ses portraits réalisés méticuleusement et consacrant à chacun la même égalité de traitement, Nicolas Cavaillès s’interroge sur le prix à payer d’un tel génie et dépeint scrupuleusement le monde et le milieu musical du XIXème siècle. Nicolas Cavaillès est un homme de lettres – en attestent ses travaux sur Cioran -, c’est aussi un romancier érudit et sensible, passeur de savoir et de passion.