Archive for the 'Rencontres' Category

Hor »air »es de Fêtes

Pour les fêtes de fin d’année,

du mardi 12 au dimanche 24 décembre, la librairie sera ouverte

Tous les jours* de 10h à 19h non stop

*nous fermerons probablement vers 17h00, le dimanche 24 ! Merci de votre compréhension et

Bonnes fêtes à tous !

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Rencontre avec Aurélien Delsaux pour « Sangliers » aux éditions Albin Michel

Lundi 20 novembre à 19h30

Rencontre organisée avec l’ENSSIB et l’ARALD

En 2014, le premier roman dAurélien Delsaux, « Madame Diogène », s’emparait d’une maladie fort mystérieuse et peu connue, le syndrome de Diogène. Construit en huis clos et se déroulant sur une seule journée, ce texte avait quelque chose de théâtral mais surtout une absolue maîtrise du sujet comme du traitement littéraire. Pas étonnant de découvrir au printemps dernier des affiches et flyers annonçant « Madame Diogène » au théâtre. L’auteur – qui est aussi metteur en scène – avait adapté son propre texte… Alertés par les qualités et l’originalité du premier roman, nous avons attendu le deuxième avec une certaine curiosité. « Sangliers » paru en août dernier confirme ce jeune talent de façon assez spectaculaire et amplifie la voix nouvelle et singulière que porte Aurélien Delsaux dans la littérature contemporaine.

Changement de décor. Cette fois, nous sommes entre Rhône et Alpes, une campagne isèroise où vivent une communauté d’habitants très isolés et délaissés par le pouvoir dans une économie largement mondialisée. Si les liens, en apparence, tiennent malgré les ambitions et les aspirations de chacun, entre la culture de la ruralité profonde et celle du péri-urbain, le drame sourd jusqu’à éclater. Dans un foisonnement de personnages, Aurélien Delsaux tente de comprendre comment, dans des coins de France oubliés, l’absence de lien et la vacuité politique finissent par faire des ravages et nourrissent les extrémismes. Il signe un deuxième roman résolument politique, engagé, en interrogeant les invisibles et le surgissement des monstres.

Rencontre avec Brigitte Giraud pour « Un loup pour l’homme » aux éditions Flammarion

Mercredi 18 octobre à 19h30


Un loup pour l'hommeC’est une rentrée importante pour Brigitte Giraud, auteure lyonnaise, qui publie un roman en quête de l’histoire de ses parents et de sa propre naissance. En cette nouvelle rentrée littéraire, nombre de romans traitent de la guerre d’Algérie et tentent de livrer par la fiction ce que l’Histoire « officielle » nous refuse depuis longtemps. Si chaque auteur opte pour un prisme singulier, celui de Brigitte Giraud est en lien direct avec sa biographie. Vingt ans après la parution de son premier roman, elle avoue être devenue écrivain pour écrire ce livre-là. Sauf qu’il fallait tout ce temps pour approfondir le sujet quand, dans bon nombre de familles, la question des « événements d’Algérie » est évoquée en deux phrases, toujours les mêmes , alors que sa propre carte d’identité porte la mention « née à Sidi-bel-Abbès Algérie ».

A travers l’histoire d’Antoine, jeune appelé dont l’épouse Lila est enceinte et qui, intuitivement, brigittegirauddemande une formation d’infirmier pour ne pas avoir à manier les armes, Brigitte Giraud explore à la fois le mécanisme de la soumission, le silence sourd de cette guerre sans nom et l’implication sans fond dans le traumatisme. Elle explore magnifiquement tous les paradoxes auxquels sont confrontés ces jeunes gens, qui vivent malgré tout dans une forme d’insouciance et de militantisme non revendiqué. L’année 1960 qui marque une véritable bascule vers la violence les amène à une prise de conscience du danger, de l’accélération de l’Histoire à laquelle ils participent sans totalement la comprendre. La traversée de ce texte nous fait toucher du doigt les conséquences de cette guerre sur notre monde d’aujourd’hui mais nous livre en même temps un portrait d’époque qui ne manque ni de courage, ni d’empathie, ni d’amour.

Rencontre avec Pierre Causse et Jacques Brémond

Jeudi 18 mai à 19h30

Jacques Brémond est un éditeur-typographe qui publie de la poésie contemporaine depuis 1975. Grand amateur textes, il s’attache à confectionner de beaux objets-livres dans le choix des maquettes, des papiers, des couvertures uniques et réalise des livres d’artistes. Influencé par le travail de Robert Morel, son catalogue compte des auteurs importants comme Thierry Metz, Charles Juliet, Mickaël Gluck ou Albane Gellé. En 2012, il publie le premier livre de poèmes de Pierre Causse qui obtient le prix Léo Ferré. Son auteur a alors 22 ans.

« Funambule mais le fil est barbelé » est une tentative d’équilibre entre l’envol et la chute et essaie de faire « tanguer les mots ». Plus familier avec le théâtre, Pierre Causse est aujourd’hui doctorant en Arts de la scène. Passionné par les grands auteurs, il croit en une poésie orale, en la voi(x)e entre l’auteur et l’auditeur. Il nous proposera une lecture de quelques uns de ses textes mais aussi d’autres auteurs du catalogue des éditions Brémond. Nous avions envie de les inviter ensemble, de découvrir à travers leur rencontre un parcours singulier de 40 ans d’édition qui ne cesse d’accompagner de nouvelles voix de la poésie d’aujourd’hui.

Rencontre avec Antoine Choplin pour son roman « Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar »

Mercredi 10 mai à 19h30


Les « quelques jours » dont il est question dans le dernier roman d’Antoine Choplin s’égrainent sur une dizaine d’années en racontant les moments clé d’une histoire d’amitié et d’engagement. Il s’agit de la rencontre entre un cheminot d’une petite ville de Tchécoslovaquie, timide, passionné de nature et de photographie et le dramaturge, dissident au régime communiste qui devint Président de la République Tchécoslovaque en 1989, Vaclav Havel. C’est à l’issue d’une représentation théâtrale chahutée par les ouvriers de Trutnov que les deux hommes vont se parler pour la première fois. Cinq ans plus tard, alors que Havel tente de se faire oublier de la police pragoise en travaillant dans une brasserie, ils se retrouvent et se reconnaissent…

Avec, entre autres, Radeau, Le Héron de Guernica et le magnifique Une Forêt d’arbres creux (son avant dernier roman), Antoine Choplin nous a appris à regarder l’Histoire par le petit bout de la lorgnette. Si Vaclav Havel est évidemment une figure majeure de l’histoire de la Tchécoslovaquie, c’est par la sensibilité de Tomas Kusar, par sa compréhension du personnage de Havel, par sa prise de conscience politique et finalement par sa décision participer au combat que nous traversons le roman. Et l’art du romancier est de nous faire ressentir les bouleversements successifs des consciences humaines qui mèneront au grand bouleversement politique d’un pays. Antoine Choplin n’a pas d’égal pour raconter ce genre d’histoires, il le fait avec sensibilité, précision et un sens de l’ellipse comme de l’image qui marquent à tous les coups. Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar allie encore une fois le plaisir de la lecture et l’enrichissement de la mémoire.