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Rencontre avec Pierre Causse et Jacques Brémond

Jeudi 18 mai à 19h30

Jacques Brémond est un éditeur-typographe qui publie de la poésie contemporaine depuis 1975. Grand amateur textes, il s’attache à confectionner de beaux objets-livres dans le choix des maquettes, des papiers, des couvertures uniques et réalise des livres d’artistes. Influencé par le travail de Robert Morel, son catalogue compte des auteurs importants comme Thierry Metz, Charles Juliet, Mickaël Gluck ou Albane Gellé. En 2012, il publie le premier livre de poèmes de Pierre Causse qui obtient le prix Léo Ferré. Son auteur a alors 22 ans.

« Funambule mais le fil est barbelé » est une tentative d’équilibre entre l’envol et la chute et essaie de faire « tanguer les mots ». Plus familier avec le théâtre, Pierre Causse est aujourd’hui doctorant en Arts de la scène. Passionné par les grands auteurs, il croit en une poésie orale, en la voi(x)e entre l’auteur et l’auditeur. Il nous proposera une lecture de quelques uns de ses textes mais aussi d’autres auteurs du catalogue des éditions Brémond. Nous avions envie de les inviter ensemble, de découvrir à travers leur rencontre un parcours singulier de 40 ans d’édition qui ne cesse d’accompagner de nouvelles voix de la poésie d’aujourd’hui.

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Rencontre avec Antoine Choplin pour son roman « Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar »

Mercredi 10 mai à 19h30


Les « quelques jours » dont il est question dans le dernier roman d’Antoine Choplin s’égrainent sur une dizaine d’années en racontant les moments clé d’une histoire d’amitié et d’engagement. Il s’agit de la rencontre entre un cheminot d’une petite ville de Tchécoslovaquie, timide, passionné de nature et de photographie et le dramaturge, dissident au régime communiste qui devint Président de la République Tchécoslovaque en 1989, Vaclav Havel. C’est à l’issue d’une représentation théâtrale chahutée par les ouvriers de Trutnov que les deux hommes vont se parler pour la première fois. Cinq ans plus tard, alors que Havel tente de se faire oublier de la police pragoise en travaillant dans une brasserie, ils se retrouvent et se reconnaissent…

Avec, entre autres, Radeau, Le Héron de Guernica et le magnifique Une Forêt d’arbres creux (son avant dernier roman), Antoine Choplin nous a appris à regarder l’Histoire par le petit bout de la lorgnette. Si Vaclav Havel est évidemment une figure majeure de l’histoire de la Tchécoslovaquie, c’est par la sensibilité de Tomas Kusar, par sa compréhension du personnage de Havel, par sa prise de conscience politique et finalement par sa décision participer au combat que nous traversons le roman. Et l’art du romancier est de nous faire ressentir les bouleversements successifs des consciences humaines qui mèneront au grand bouleversement politique d’un pays. Antoine Choplin n’a pas d’égal pour raconter ce genre d’histoires, il le fait avec sensibilité, précision et un sens de l’ellipse comme de l’image qui marquent à tous les coups. Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar allie encore une fois le plaisir de la lecture et l’enrichissement de la mémoire.

Rencontre avec Laurent Gaudé

Mercredi 03 mai à 19h30

Laurent Gaudé acquiert au fil du temps une place majeure dans la littérature contemporaine française. Comme romancier, nouvelliste et dramaturge, il a exploré bon nombre de sujets aussi actuels qu’historiques ou mythologiques, entraînant son lectorat à la découverte du monde avec une réflexion et un regard intimes sur les fondations de l’humanité. Cette année nous aura gâtés puisqu’elle compte depuis septembre trois nouvelles publications de Laurent Gaudé chez Actes sud : un roman, une pièce de théâtre et pour la première fois un recueil de poèmes. Il était temps pour nous de lui proposer un rendez-vous avec les lecteurs de la Voie aux Chapitres… C’est un honneur qu’il l’ait accepté.

C’est d’abord par un roman-chorale, « Écoutez nos défaites », qui mêle tout à la fois histoire et actualité, que Laurent Gaudé interroge la notion de vainqueur, de vaincu, de victoire et d’échec. Avec « Danse, Morob », courte pièce poétique, il revisite un épisode des combattants de l’IRA survenu à la fin des années 70. « De sang et de lumière » rassemble des poèmes qui donnent la parole aux opprimés et rendent hommage à leur mémoire.

 

«Les mots sont Vieux Comme la souffrance des peuples.

Il y a des vies Entières, Passées sans connaître répit ni lumière».

Une œuvre qui se révèle d’une grande force et d’une belle maturité !

Ateliers pour la jeunesse avec Lucie Albon

Samedi 15 avril à 10h30 et 13h30

Il aura fallu du temps et une certaine détermination pour faire coïncider les plannings mais nous y voilà enfin, c’est le printemps, les planètes sont alignées et la magie peut commencer :

Lucie Albon vient à la librairie et nous propose deux ateliers!!

Cette talentueuse illustratrice fort douée et fort occupée illustre de beaux albums aux éditions de l’Elan Vert ou du Diplodocus, ou alors elle réalise de grandioses peintures murales dans des lieux insolites et variés. Pour une balade virtuelle dans son bel univers graphique et pictural, allez donc faire un tour sur son joli site internet :  http://www.luciealbon.net

C’est donc avec un immense plaisir que nous l’accueillons dans les murs de la librairie où elle animera deux ateliers d’1H30 chacun, suivi d’un temps de dédicaces pour ceux qui le souhaitent.

8 places par atelier, merci de réserver :

  • de 10h30 à 12h : Atelier « empreintes », initiation à la peinture aux doigts pour les 4 – 6 ans

  • de 13h30 à 15h : Atelier « papiers découpés », découpages et collages pour les 7 -10 ans

Rencontre avec Tanguy Viel

Mercredi 05 avril à 19h30


Tanguy Viel
ne se considère pas comme le maître du suspense mais joue avec le genre dans la plupart de ses romans. En voici un nouvel exemple avec « Article 353 du code pénal » qu’il compose cette fois-ci en huis clos, en face à face entre un juge et un homme ordinaire qui, suite à une arnaque immobilière, vient de tout perdre et n’a trouvé d’autre issue que de faire justice lui-même. Nous sommes en Bretagne dans les années 90. L’annonce – et l’aveu – du crime n’est évidemment qu’un prétexte à décortiquer le processus manipulateur qui a projeté Martial Kermeur dans une sombre relation avec un promoteur immobilier véreux.

Ce qui frappe avec l’œuvre de Tanguy Viel, c’est qu’il fait preuve dans chacun de ses romans d’une grande
maîtrise et d’une étonnante malice
. Dans un style bien à lui qui fait référence sans imiter, ce dernier roman campe une atmosphère provinciale à la Simenon. Mais « Article 353 du code pénal », soulève des sujets intimes et complexes dans le rapport à l’estime, au dénuement, à l’altérité mais aussi à la perversité, la manipulation et leurs dommages collatéraux. En résulte une lecture en mode majeur qui allie le plaisir de l’intrigue policière avec celui du voyage intérieur.