Posts Tagged 'Cécile Coulon'

Rencontre avec Cécile Coulon pour « Trois saisons d’orage » aux éditions Viviane Hamy

Mardi 07 mars à 19h30

trois-saisons-dorageAvec un talent qui ne cesse de se confirmer, Cécile Coulon, que nous avions accueillie à la parution de son deuxième roman, s’attache avec « Trois saisons d’orage » à un univers à la fois rural et ouvrier, à la réputation mauvaise. Pourtant, un jeune médecin lyonnais qui a assisté, impuissant, à la mort d’un enfant, décide de s’y installer et de se mettre au service d’une population malmenée par ses conditions de vie et de travail. L’arrivée de ce médecin va profondément changer le regard que chacun porte sur « Les Trois-Gueules ». Pourtant l’histoire de ce pays va rattraper et marquer le destin des générations suivantes…

« Trois saisons d’orage » contient les ingrédients d’une fable antique. Il y a les lieux et les personnages certes, coulon
qui n’échappent pas à une certaine fatalité. Mais il y a aussi les forces de la nature, celles qui cantonnent ou contraignent, qui vous emmènent malgré vous jusqu’à l’issue inéluctable. On a l’impression que l’auteure s’est laissé conter ces légendes par les villageois eux-mêmes, s’inspirant de ces existences pour inventer ses personnages et créer un roman inattendu, d’une violence sourde et fortement attachant.

Publicités

Rencontre avec Cécile Coulon

Jeudi 3 mai à 19h30

Pour la dernière rencontre de la saison, nous vous convions à découvrir le deuxième roman d’une toute jeune romancière : Le roi n’a pas sommeil de Cécile Coulon paru aux éditions Viviane Hamy.

Dans l’atmosphère lourde d’une petite ville des États-Unis, elle croise les destins de personnages précis et bien campés qui tournent autour d’une propriété familiale. On avance lentement mais sûrement vers un tragique annoncé tant cette histoire porte en elle l’irréversible : le silence qui étouffe et tue, le poids des regards, l’irrémédiable d’un destin, celui d’un enfant sage, excellent élève, devenu un adolescent taciturne et ombrageux. Thomas Hogan aura pourtant fait l’impossible pour exorciser ses démons intérieurs – les mêmes qui torturaient déjà son père.

« Ce que personne n’a jamais su, ce mystère dont on ne parlait pas le dimanche après le match, autour d’une bière fraîche, cette sensation que les vieilles tentaient de décortiquer le soir, enfouies sous les draps, ce poids, cette horreur planquée derrière chaque phrase, chaque geste, couverte par les capsules de soda, tachée par la moutarde des hot-dogs vendus avant les concerts de blues ; cette peur insupportable, étouffée par les familles, les écoliers, les chauffeurs de bus et les prostituées, ce que personne n’a pu savoir, c’est ce que Thomas avait ressenti quand le flic aux cheveux gras était venu lui passer les bracelets, en serrant si fort son poignet que le sang avait giclé sur la manche de sa chemise. »