Posts Tagged 'Jeanne Benameur'

Lecture musicale de « L’enfant qui » par Jeanne Benameur accompagnée par Benjamin Duboc

Jeudi 14 septembre à 19h30

« L’Enfant qui », publié en mai dernier, tient plus du conte ou du poème que du roman. C’est un texte intime, profond qui contient une part de mythe donc d’universel. Un texte d’abord insaisissable tout comme sa figure centrale : la mère, dont la disparition vient questionner le fondement de l’enfant qu’elle a mis au monde de manière sensationnelle et spirituelle. À travers sa quête solitaire, l’enfant recherche des sensations primaires et suit la rivière pour tracer son chemin, se construire en langage et en imaginaire. Adossé à l’absence, il s’élèvera jusqu’à « la maison de l’a-pic » pour se maintenir en équilibre au bord du royaume du doute et du champs infini des possibles.

Jeanne Benameur a porté ce texte longtemps avant de lui trouver une forme -si ce n’est définitive- en tous cas arrêtée. Mais comme toutes les fables du monde, L’Enfant qui est un poème en mouvement, c’est pourquoi son auteure privilégie une proposition de lecture plutôt que de rencontre. Benjamin Duboc vient habiller de sa contrebasse cette proposition.

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Rencontre avec Jeanne Benameur pour « Otages intimes » aux éditions Actes sud

Mercredi 09 septembre à 19h30

Otages IntimesAuteure fidèle aux rencontres de la librairie, Jeanne Benameur y fait figure d’exception. Depuis la parution des Insurrections singulières en 2011, elle nous a rendu visite pour chacun de ses romans. Il faut dire que nous n’en finissons pas de redécouvrir ou de faire découvrir ses romans tant ils suscitent discussions, échanges, partages et qu’ils cheminent en nous longtemps après les avoir refermés. Chaque sujet traité nous questionne dans notre intimité et s’insinue en nous très profondément. Jeanne Benameur possède cet art d’une littérature directe qui parle vrai et longtemps, qui touche à l’universel en partant de la réalité la plus simple et la plus quotidienne. « Otages intimes » qui paraît le 20 août prochain ne déroge pas à cet règle.
C’est l’histoire d’Étienne, jeune photographe de guerre d’une trentaine d’années. Par son métier, Étienne veut rendre la parole à ceux qui n’auront pas les moyens ni le temps de témoigner de l’horreur dans les pays à feu et à sang. Seulement, Étienne est pris en otage par un groupuscule qui se sert de lui comme monnaie d’échange. Privé de liberté pendant de longs mois, Étienne est libéré est retourne au pays de son enfance, aux côtés de ses proches. Il n’est pas intimement libre pour autant, une part de lui reste « en otage »… c’est ce lent décloisonnement que Jeanne Benameur va explorer, ce cheminement profond qui sortira – ou pas – Étienne et son entourage de l’impasse.
Comme pour Profanes (2013), Jeanne Benameur adopte un regard kaléidoscopique pour explorer la question centrale de son roman : quelle part de nous est toujours prise en otage ? Tous, nous sentons parfois qu’un territoire en nous reste inexploré, fermé. La traversée de la captivité d’Étienne retentit sur Irène, sa mère ainsi que sur Enzo et Jofranka, ses deux plus proches amis.
Un texte fort qui, nous l’espérons, trouvera un bel écho dans cette nouvelle rentrée littéraire.

Rencontre avec Jeanne Benameur

Mardi 22 janvier à 19h30

Profanes« J‘ai quatre-vingt-dix ans. J’ai à nouveau besoin d’une équipe. Il faut que ces quatre-là, si différents soient-ils, se tiennent. Pour mon temps à venir. Je m’embarque pour la partie de ma vie la plus précieuse, celle où chaque instant compte, vraiment. J’ai décidé de ne rien lâcher. Rien»

C’est sur cette phrase que s’ouvre le nouveau roman de Jeanne Benameur. Une phrase qui donne le ton des 300 pages qui suivent. Autant dire, un livre qui retient l’essentiel. Bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave Lassalle, ancien chirurgien du coeur, anticipe ses jours à venir et avec eux la perte probable de son autonomie. Il compose son équipe et organise le découpage de ses jours et nuits en quatre temps qu’il confie à quatre «accompagnateurs» choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho. Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert l’élan qu’il faut pour continuer. Dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin. Jeanne Benameur bâtit un édifice à la vie à la mort, explorant l’inépuisable et passionnant territoire du doute et Profanes fait le choix déterminé de la seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

Rencontre avec Jeanne Benameur

Vendredi 15 Avril à 19h00

A 40 ans, Antoine cherche sa place dans le monde. Revenu vivre chez ses parents, il traverse les tourments des échecs consécutifs de sa vie amoureuse et sociale. Ouvrier qualifié au parcours atypique, il se sent décalé dans tous ses environnements quotidiens. Pourtant Antoine va trouver la force d’agir sur sa vie en se confrontant à une autre vision du monde, celle de Marcel, bouquiniste à Montreuil et à sa mère, mercière dans un camion de fortune. Le désir de comprendre mieux et d’en savoir plus le mènera au Brésil.

Dans une langue retenue, resserrée, presque compacte, Jeanne Benameur conte cette destinée nourrie d’une expérience rapprochée avec les ouvriers des ateliers d’Arcelor-Mittal. Mais c’est d’un roman intime et poétique dont il s’agit, un roman du rythme intérieur et du mouvement. Comme dans ses précédents romans, des « Demeurées » aux « Mains libres », elle pose avant tout la question de soi avec soi, de soi avec le monde et de la singularité avec le collectif.
Les insurrections singulières est enfin une réflexion sur l’ « agir » du monde contemporain sur les êtres mais aussi sur les destinées du passé et de l’ailleurs.